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Jésus face aux puissances

Témoignage chrétien et action politique dans un temps de terreur totalitaire et de dysfonctionnement démocratique

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Jésus face aux puissances explore comment les chrétiens peuvent s'engager dans la vie publique et politique tout en restant fidèles à l'enseignement de Jésus. Face à la tyrannie, l'autoritarisme et les crises démocratiques actuelles, cet ouvrage broché de 246 pages propose une voie de sagesse ancrée dans le message biblique.

Tom Wright et Michael F. Bird, deux des plus grands spécialistes du Nouveau Testament, appellent les croyants à contester courageusement les forces oppressives au nom du Royaume de Dieu. Ils démontrent comment la foi chrétienne invite à œuvrer pour la justice, la dignité et le bien commun, sans compromis avec l'autoritarisme ni le nationalisme.

Ce qu'il faut retenir

  • Une réflexion théologique profonde sur le rapport entre foi chrétienne et action politique, enracinée dans l'enseignement de Jésus et des apôtres
  • Un appel courageux à résister à l'autoritarisme et au nationalisme au nom des valeurs du Royaume de Dieu
  • Rigoureux et accessible, signé par deux grandes références théologiques contemporaines

À propos des auteurs

Tom Wright (N. T. Wright) est professeur émérite de Nouveau Testament à l'université de St Andrews et Senior Research Fellow à Wycliffe Hall (Oxford), auteur de plus de 80 ouvrages dont Chrétien, tout simplement et Surpris par l'espérance (Excelsis). Michael F. Bird est doyen académique et professeur de Nouveau Testament au Ridley College de Melbourne (Australie), auteur de nombreux ouvrages de théologie évangélique et du Nouveau Testament.

Un ouvrage de référence pour les chrétiens engagés, les responsables d'Église et tous ceux qui cherchent à concilier foi et action politique dans un contexte mondial tendu.

Informations techniques :

Format : 210 mm x 140 mm [Broché]

Éditeur : Excelsis

Date de parution : 01-06-2026

Nombre de pages : 246

Poids : 300 g

ISBN 9782755006445
SKU LIV-20260519-905

Customer Reviews

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Peel O.
Un ouvrage stimulant, malgré des désaccords théologiques et historiques.

D’un point de vue général, ce livre aborde avec sagesse la question délicate des relations entre « César et le Christ ». Autrement dit : comment les chrétiens peuvent-ils s’engager dans la société sans confondre le Royaume de Dieu avec un pouvoir politique terrestre ?

Ce qui me semble être l’un des points forts de cet ouvrage, c’est qu’il souligne que rien n’échappe à l’autorité de notre Seigneur. C’est pourquoi notre foi ne doit pas être timide : elle peut et doit s’exprimer, même dans le cadre d’une société qui a rejeté l’autorité de Dieu.

Les auteurs posent également les bonnes questions : qu’est-ce que l’autorité ? Que sont les principautés ? Quelle doit être la position du chrétien face aux pouvoirs ? On trouve également de beaux passages consacrés à l’Église et à son positionnement face au pouvoir.

Ce qui m’a dérangé et ne m’a pas convaincu à la lecture de cet ouvrage de Wright et Bird, c’est l’idée selon laquelle l’annonce de la venue du Royaume irait de pair avec la transformation de la société sur les plans politique et public. Il y a ici, me semble-t-il, une confusion. Je ne pense pas que l’Église, même si elle peut jouer un rôle social, soit appelée à accomplir le Royaume par une quelconque forme de volonté politique.

Je ne suis pas toujours convaincu par les passages bibliques évoqués ni par les applications que les auteurs en proposent. Si le Christ a déjà vaincu les autorités par la croix, nous restons néanmoins dans l’attente de l’accomplissement définitif de cette victoire, conformément à notre espérance eschatologique.

Tom Wright et Michael Bird invitent les chrétiens à s’impliquer davantage dans la vie publique, voire politique. Mais je crains fort que tous n’aient les épaules assez larges pour affronter la pression qu’exercent les pouvoirs.

On trouve çà et là des phrases et des arguments dont je prendrais mes distances, ainsi que quelques raccourcis historiques.

Pour terminer, je reste assez choqué par le post-scriptum. Évoquant, à juste titre, le malheur et le désastre de la guerre entre Israël et les Palestiniens de Gaza, les auteurs proposent la comparaison suivante :

« La brutalité des attaques du Hamas contre les citoyens israéliens nous ramène en effet à la dénonciation d’Ésaïe contre ceux qui “ont hâte de verser le sang innocent” (Ésaïe 59.7) ; mais force est de reconnaître que le traitement réservé par Israël aux Palestiniens depuis deux générations nous renvoie à la violence du roi Achab lorsqu’il s’empara de la vigne de Naboth (1 Rois 21). »

Non seulement les auteurs me semblent faire preuve d’une méconnaissance historique du sionisme, mais la comparaison biblique me paraît également très malheureuse. Comparer Israël au roi Achab, l’un des pires rois d’Israël, qui fut sous l’influence de Jézabel, me semble particulièrement discutable. Une telle analogie soulève des questions quant à la pertinence de l’interprétation biblique proposée par les auteurs et à la manière dont ils l’appliquent au conflit actuel.